CABINET BECKERS

Bienvenue sur le site du cabinet de kinésithérapie spécialisée de Mathilde Beckers.

Forte de 5 années d’expérience dans le domaine de la kinésithérapie périnéale (en groupe pluridisciplinaire dans un centre médical et au CHU du Sart Tilman), j’ai décidé d’ouvrir mon propre centre.

Spécialisée en périnatalité et périnéologie (hommes – femmes – enfants, toutes pathologies), en drainage lymphatique manuel (post cancer – insuffisances veineuses – lymphoedèmes – …) et dans le traitement des cicatrices en tous genres, je ne cesse d’approfondir mes connaissances dans ces domaines. 

 Mon cabinet de kinésithérapie traitera exclusivement une patientèle atteinte d’affections se rapportant à ces domaines de compétences: Périnatalité – Pelvi-périnéologie – Drainage lymphatique – pressothérapie – Cicatrices – Cancer du sein

Qui suis-je ?

Pour la petite histoire, je suis kinésithérapeute depuis 2015. Après une collaboration avec le service de kinésithérapie et d’urologie du CHU de Liège et avec un centre médical verviétois, j’ai décidé d’ouvrir mon propre cabinet.

Mes spécialisations sont l’uro-gynécologie (pelvi-périnéologie au sens large chez les hommes, les femmes et les enfants), le drainage lymphatique manuel (avec ou sans pressothérapie) et le
traitement des cicatrices.
Ces trois domaines demandent des connaissances pointues que mon travail au chu m’a apportées.
Mes compétences touchent une large partie de la population. Les spécialistes tels qu’urologues,
gynécologues, gastro-entérologues, proctologues, chirurgiens vasculaires, chirurgiens sénologues et dermatologues ont très souvent recours à des soins de kinés spécialisées pour leurs patients.
Qu’elle que soit votre affection (touchant un de ces trois domaines, je suis là pour vous aider dans mon nouveau cabinet de kinésithérapie.

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Contact 

48 route de Beaufays, 4050 Ninane

0495 53 53 09

Horaire de consultation

Lun - Mer - Ven: 08h30 - 18h30

Mar - Jeu: 08h30 - 13h30

sur rendez-vous

Les Soins Proposés

Périnatalité

Concerne toute rééducation de la femme pendant sa grossesse et après son accouchement.

La périnatalité regroupe deux catégories : la rééducation prénatale et la post-natale.

La prénatale est une préparation à l’accouchement : informations (respirations – poussées – positions), mobilisations/étirements et prise de conscience du plancher pelvien (périnée).

La post-natale regroupe un travail des muscles périnéaux (plancher pelvien), des muscles abdominaux, du bassin (vu dans sa globalité) et des cicatrices (épisio/césarienne).

Pelvi-périnéologie

La rééducation pelvi-périnéologique est la rééducation de l’ensemble des muscles périnéaux et des structures auxquelles ils sont attachés. Le périnée sera rééduqué mais pas que, l’ensemble des muscles abdominaux sera travaillé également.

Elle s’adresse aux hommes, aux femmes et aux enfants car elle est indiquée dans une multitude de pathologies : les incontinences (urinaires ou fécales), les douleurs périnéales et bien d’autres.

Cette rééducation comporte une approche manuelle et une approche avec matériel (sonde ou électrodes). Avec la sonde ou les électrodes, seront réalisés du Biofeedback (visualisation à l’écran de la contraction volontaire) ou de la stimulation électrique.

Drainage lymphatique manuel et pressothérapie

Le drainage lymphatique est très souvent indiqué quand il y a présence d’un œdème (accumulation de lymphe).

Les oedèmes peuvent avoir des localisations diverses (jambes, bras, cou, visage,…) et des origines diverses. Les origines peuvent être une insuffisance veineuse, lymphatique ou cardiaque, une chirurgie du sein, une radiothérapie ou autres et ils touchent une multitude de gens.

À ce drainage manuel pourra être ajouté de la pressothérapie (si la pathologie d’origine le permet).

Cicatrices

Une cicatrice a toujours besoin d’être travaillée afin d’éviter toute adhérence entre les différentes couches de tissus.

Lorsqu’il y a présence de cicatrice récente ou ancienne, on utilise tant des techniques manuelles (palpé-roulé) que des techniques de dépresso-massage (appareil Full-Skin® qui allie au travail en décompression une action d’étirement-mobilisation multidirectionnelle spécifique du pli cutané).

Les cicatrices peuvent être post-chirurgicales, post-accouchement, séquelle de brûlures, etc.

Cancer du sein

Une prise en charge kiné lors d’une chirurgie du sein suite à un cancer est indispensable.

Il faut mobiliser le bras pour éviter les raideurs, travailler la cicatrice pour éviter les adhérences, drainer le bras et la zone opérée pour éviter l’apparition d’un œdème,…

En plus de ce qui est cité ci-dessus, des conseils de prévention vous seront donnés lors des séances ainsi que des exercices doux.

 A Propos

Le Cabinet

 

Un Cabinet – plusieurs soins

Le nouveau cabinet de kinésithérapie spécialisée est situé proche du centre du village de Ninane (Route de Beaufays 48, 4050 Ninane). 
Si vous venez en voiture, un parking (3 places) situé juste devant vous permettra de vous garer facilement et si vous venez en bus, l’arrêt (du 65 et du 28) se trouve 100 mètres plus haut.
Le cabinet est composé de 2 salles différentes: 
– La première est la pièce principale dans laquelle vous effectuerez vos 30 minutes de traitement en présence de votre thérapeute ;
– La seconde est une pièce annexe dans laquelle vous pourrez bénéficier de 30 minutes supplémentaires avec machines (sans thérapeute).
Le cabinet est équipé d’un phénix (pour la rééducation périnéale biofeedback et stimulation électrique), de pressothérapie (pour les drainage lymphatiques, je dispose d’un manchon pour le bras et de bottes pour les jambes) et d’un full skin (appareil de dépresso-massage pour les traitements de cicatrices, adhérences et drainage).

Les soins proposés en détail

1. Per-partum – Périnatalité

Le prénatal 

  • Pour qui ?

Les séances de kinésithérapie prénatale sont comme leur nom l’indique réservées aux femmes enceintes.

Quelle soit en début ou en fin de grossesse, la femme enceinte peut effectuer ses séances de kiné prénatales quand elle le désire. Le deuxième trimestre est le plus adapté et confortable pour commencer les séances. Dans la pratique, nous verrons le plus souvent des mamans dans leur troisième trimestre.

Les séances de kinésithérapie prénatales sont prescrites le plus souvent par le gynécologue lors d’une visite de contrôle durant la grossesse (n’hésitez pas à les demander) ou plus rarement par le médecin traitant.

  • Par qui ?

Les séances prénatales peuvent être effectuées par un kinésithérapeute spécialisé en périnatalité ou par une sage-femme.

!! le travail effectué par le kinésithérapeute et la sage-femme n’est pas le même !!

La sage-femme axe son travail sur les questions que se pose la future maman à propos de l’accouchement et du nouveau-né.

Le kiné axe son travail sur l’état général de la maman durant sa grossesse et sur les maux qui y sont parfois associés.

  • Que fait-on ?

9 séances sont prescrites mais 5-6 séances seront effectuées en prénatale (le reste des séances sera utilisé pour la rééducation post natale).

La prise en charge en kinésithérapie d’une future maman se déroule généralement comme ceci :

  • Séance 1 : bilan d’entrée et petites informations « théoriques » sur l’accouchement ;
  • Séances 2-5 : explications des différentes positions physiologiques, respirations et poussées (+ mise en pratique), exercices de postures, d’étirements et de mobilisations avec des outils tel que le ballon, le coussin d’allaitement et autres, massages et relaxation ;
  • Séance 6 : pas obligatoire, « révisions » de ce qui a été appris au cours des 5 premières séances et réponses aux dernières questions.

Si la future maman le désire, elle peut venir accompagnée (soit du conjoint soit de la personne qu’elle voudrait présente le jour J).

 

Le post-natal 

  • Pour qui ?

Pour toutes les nouvelles mamans.

Une grossesse et un accouchement sont d’énormes changements pour le corps (hormonaux et physiques). Même si la maman ne présente aucune difficulté en post-partum, il est conseillé qu’elle effectue des séances de rééducation post-natale.

Un délai de 6 semaines après l’accouchement est imposé par les gynécologues avant de pouvoir commencer les séances de rééducation post-natales. Il prescrira 9 séances de kinésithérapie post-natale (de ces séances devront être déduites les séances prénatales effectuées).

Le kinésithérapeute s’occupera toujours principalement de la maman. Le bébé sera lui pris en charge par la sage-femme qui viendra contrôler, à domicile, différents paramètres dès le début de sa vie.

  • Par qui ?

La rééducation post-natale doit être effectuée par un kinésithérapeute spécialisé en périnéologie.

Il est très important d’aller chez un kiné spécialisé car celui-ci travaillera l’entièreté des différentes structures du corps qui ont changé avec la grossesse et l’accouchement (renforcement du périnée et de la sangle abdominale, travail des cicatrices et des douleurs, etc).

Les séances de kinésithérapie post-natale nécessitent un matériel particulier difficilement transportable, il est donc recommandé que ces séances soient effectuées en cabinet.

  • Que fait-on ?

Lors des séances de post-partum vous allez effectuer :

  • Séance 1 : le bilan et conseils hygiéno-diététiques concernant la sphère uro-génitale ;
  • Séance 2 à … : travail manuel, Biofeedback, électrostimulation, gymnastique hypopressive, étirements et mobilisations, assouplissement des cicatrices.

 

2. Incontinence – Pelvi-périnéologie – Douleurs

L’incontinence :

Il en existe deux grands types : l’incontinence urinaire et l’incontinence défécatoire.

L’incontinence urinaire reste, à nos jours, un sujet tabou alors qu’elle est assez bien répandue. L’incontinence aux urines est plus fréquente que l’incontinence aux selles mais quelle que soit celle dont vous souffrez, il faut en parler !

« il n’y a pas d’âge pour tolérer d’être incontinent »

Elle touche le plus souvent des femmes mais les hommes et les enfants ne sont pas pour autant épargnés.

Que faire ? La rééducation périnéale chez un kinésithérapeute spécialisé pourra vous aider à être quitte de ce fléau.

N’hésitez pas à en parler avec votre médecin, qu’il soit spécialiste ou généraliste afin qu’il vous prescrive de la kinésithérapie.

  1. Incontinence chez les femmes 

La femme est sujette tout au long de sa vie à de grands changements hormonaux. La puberté, la grossesse, la ménopause et les opérations chirurgicales (exemple : remonter la vessie, ablation de l’utérus,…) mènent la vie dure au corps. Il arrive alors parfois que des soucis apparaissent. N’importe quelle femme peut présenter à un moment de sa vie de l’incontinence urinaire ou défécatoire.

Vous n’êtes pas la seule !

  • Quel type de problème ?

Les troubles urinaires sont : incontinence à l’effort, instabilité vésicale (ou urgences mictionnelles), douleurs à la miction, ..

Les troubles ano-rectaux sont : incontinence (aux selles liquides/molles/dures ou au gaz), constipation,…

Les troubles vaginaux sont : hyper/hypo tonie musculaire, vaginisme, dyspareunie, …

Autres: Prolapsus (vésical, utérin ou rectal).

Les troubles peuvent apparaître spontanément, après une chirurgie, après une grossesse et un accouchement, après un évènement marquant ou autres.

Quel que soit le type d’affection dont vous souffrez, lors de la première séance de kinésithérapie, le kiné vous fera un bilan complet* qui permettra de déterminer quel est votre problème précisément et ceci permettra d’orienter au mieux la rééducation.

Lorsqu’une de ces sphères uro-génital/défécatoire/sexuelle ne fonctionne pas bien, il n’est pas rare que les autres soient impactées également.

 

  • Que faire ?

De la rééducation périnéale chez un kinésithérapeute spécialisé en périnéologie.

Que votre problème touche la sphère urinaire, défécatoire, sexuelle ou génitale, le corps de la rééducation sera relativement le même.

  • Prise de conscience du périnée ;
  • Biofeedback ;
  • Stimulation électrique ;
  • Gymnastique hypopressive ;
  • Travail des cicatrices (s’il y en a).

Le nombre de séance est toujours déterminé par le médecin (9 ou 18 séances). En cas de chirurgie, 30 séances seront généralement prescrites par le chirurgien.

La réussite d’un traitement dépend souvent de l’assiduité à effectuer les exercices à domicile.

La fréquence moyenne des séances de kinésithérapie périnéale est de 1-2 fois par semaine quelque soit la pathologie.

  1. Incontinence chez les hommes 

Les hommes, contrairement aux femmes, ne subissent pas de grands changements hormonaux au cours de leurs vies. Leurs problèmes urinaires ou défécatoires sont souvent liés à l’âge et à des chirurgies.

  • Quels types de problèmes ?

Les troubles urinaires sont : incontinence à l’effort, instabilité vésicale (ou urgences mictionnelles), douleurs à la miction, …

Les troubles ano-rectaux sont : incontinence (aux selles liquides/molles/dures ou au gaz), constipation,…

Les troubles érectiles sont : difficultés d’avoir une érection, douleurs à l’éjaculation, …

Les troubles urinaires chez les hommes sont généralement liés à leur prostate. Il existe diverses pathologies pouvant entrainer des troubles urinaires (exemple : hypertrophie prostatique, tumeur, …).

Les troubles défécatoires chez l’homme font généralement suite à une intervention chirurgicale comme l’ablation d’une partie de l’intestin ou du rectum,…

Quel que soit le type d’affection dont vous souffrez, lors de la première séance de kinésithérapie, le kiné vous fera un bilan complet* qui permettra de déterminer quel est votre problème précisément et ceci permettra d’orienter au mieux la rééducation.

Lorsqu’une de ces sphères urologique/défécatoire/sexuelle ne fonctionne pas bien, il n’est pas rare que les autres soient impactées également.

  • Que faire ? 

De la rééducation périnéale chez un kinésithérapeute spécialisé en périnéologie.

Que votre problème touche la sphère urinaire, défécatoire ou sexuelle, le corps de la rééducation sera relativement le même.

  • Prise de conscience du périnée ;
  • Biofeedback ;
  • Stimulation électrique ;
  • Gymnastique hypopressive ;
  • Travail des cicatrices (s’il y en a).

Le nombre de séances est toujours déterminé par le médecin (9 ou 18 séances). En cas de chirurgie, 30 séances seront généralement prescrites par le chirurgien.

La réussite d’un traitement dépend souvent de l’assiduité à effectuer les exercices à domicile.

La fréquence moyenne des séances de kinésithérapie périnéale est de 1-2 fois par semaine quelle que soit la pathologie.

  1. Incontinence chez les enfants 
  • Quels types de problèmes ?

Les troubles urinaires sont : l’énurésie et l’incontinence diurne.

L’énurésie est une miction involontaire, normale et complète qui a lieu durant le sommeil chez un enfant de plus de 5 ans.

L’incontinence diurne est une perte involontaire d’urine chez l’enfant et qui a lieu durant la journée.

Les troubles défécatoires sont : l’incontinence anale, la constipation et encoprésie.

L’incontinence anale est une perte de selle (solide, liquide ou gaz) lors d’un effort.

La constipation est une non évacuation de selle qui peut avoir plusieurs origines. Soit le sphincter ne se relâche pas lors de la poussée, soit il y a un décalage entre poussée et relâchement.

L’encoprésie est un écoulement permanent (diurne et nocturne) de matière pâteuse (pas de réelle selle) et ce sans lésion d’un organe. L’encoprésie est une fausse incontinence anale.

  • Que faire ?

Il existe plusieurs types de traitements.

Chez les enfants, la première chose à faire est de ne pas dramatiser et d’en parler.

Plusieurs traitements non spécifiques peuvent être proposés tels que :

  • Tenir un calendrier mictionnel ;
  • Revoir les règles hygiéno-diététiques (exemple : apport hydrique, position sur le pot, vider sa vessie correctement avant le coucher,…)
  • Lever l’enfant la nuit pour qu’il urine ;
  • Supprimer les couches ;

Si les traitements non spécifiques ne fonctionnent pas, il sera alors proposé à l’enfant et aux parents d’effectuer des traitements spécifiques. Pour que les traitements spécifiques soient mis en place, il faudra que l’enfant ait été vu par son pédiatre et/ou son urologue car ce sont eux qui mettront ce type de traitement en place.

 

Les traitements spécifiques peuvent être :

  • Suivi psychologique chez un spécialiste ;
  • Traitement médicamenteux ;
  • Alarme sonore nocturne ;
  • Rééducation périnéale type Biofeedback non-invasif (électrodes externes).

Les douleurs :

Les douleurs de la région pelvi-périnéale sont totalement méconnues (par la population et par le corps médical) et pourtant elles sont bien présentes dans notre société.

Elles peuvent toucher tant les femmes que les hommes.

Souvent tabou, le sujet n’est évoqué avec les professionnels de santé que quand la situation devient invivable or ces douleurs sont bien réelles. L’origine est souvent mal connue et donc ces douleurs sont mal traitées et persistent généralement plusieurs années faute d’un diagnostic correct.

L’origine des douleurs périnéales peut être diverse : traumatique (accouchement, accident, fracture du bassin, etc), nerveuse (nerf coincé ou irrité), vasculaire (varices dans le petit bassin), dermatologique (cicatrice, mycose, lichen ou autre affection), organique (endomètriose, colon irritable, vessie douloureuse (= cystite intersticielle)), idiopathique (apparition sans raison apparente), etc.

Tout ne peut pas être soigné par le kinésithérapeute spécialisé en périnéologie mais voici quelques pathologies dans lesquelles celui-ci pourra surement vous aider :

  • Pudendalgie = irritation du nerf pudendal ou névralgie d’un nerf associé ;
  • Vulvodynie (vestibulodynie) = douleur à l’entrée du vagin appelé vestibule ;
  • Vaginisme = contracture de l’ensemble de la musculature périnéale ;

 

  • Que faire ?

De la kinésithérapie périnéale mais pas que, ces prises en charge sont souvent longues et difficiles car ces soucis sont généralement chroniques (durent dans le temps). Le traitement nécessite d’être suivi par un ensemble de thérapeutes qui essayeront de soulager les symptômes et si possible éradiquer son origine.

Les douleurs chroniques affectent l’ensemble de la vie du patient (vie sexuelle, capacité de travailler, moral,…) d’où l’importance d’avoir un suivi pluridisciplinaire.

Comme dit plus haut, les douleurs du périnée peuvent avoir une multitude d’origines. Par une anamnèse approfondie lors de la première séance de kiné, le thérapeute essayera de trouver l’origine de votre problème si ce n’est déjà fait.

Qu’un nerf soit coincé ou que les muscles soient contracturés, le thérapeute va d’abord essayer par tous les moyens de détendre et rassurer le patient. De nouveau, ce n’est pas dans la tête et les douleurs sont bien réelles !

Dans le cas de neuropathie (irritation d’un nerf), il faudra mettre en évidence le nerf atteint pour pouvoir le traiter. Le plus connu est le nerf pudendal mais à côté de lui se trouvent une multitude de petits nerfs qui peuvent également être irrités et donner des douleurs de périnée. En fonction de la localisation précise de la douleur, le thérapeute pourra identifier avec plus ou moins de précision quel nerf est atteint.

Après avoir détendu et rassuré le patient, le thérapeute devra effectuer un travail musculaire au niveau du petit bassin (détente externe et si c’est possible interne), un travail de mobilisation articulaires (travail des articulations où s’insèrent les muscles contracturés) et un travail de posture global du corps. Un travail ligamentaire (niveau du pubis) et organique peut également être effectué en fonction de l’affection dont souffre le patient.

Ces rééducations peuvent nécessiter du matériel (sonde pour du biofeedback, facilitateurs vaginaux (dilatateurs), etc).

     

    3. Oedèmes – Drainage

    Parallèlement au système veineux se trouve le système lymphatique qui permet « le nettoyage du corps ». Les gros vaisseaux lymphatiques (dans lesquels se trouvent les ganglions) se divisent plusieurs fois pour former de petits capillaires qui se trouvent un peu partout au niveau du corps et qui sont très fragiles. Les vaisseaux lymphatiques sont plus en superficie qu’en profondeur.

    Les oedèmes peuvent avoir plusieurs origines : veineuse, lymphatique, cardiaque et autres.

    Ils se classifient en trois grandes classes : léger (pathologie courante de 18 séances par an), modéré (pathologie chronique de 60 séances par an pendant 3 ans) et sévère (pathologie lourde jusqu’à 120 séances par an).
     
    La classe de votre oedème sera objectivé par une périmétrie (mesure au mètre ruban du diamètre des membres) et par une lymphoscintigraphie (examen médical sous prescription médicale effectué en milieu hospitalier).
    1. Les oedèmes veineux.

    On parle d’œdème veineux lorsqu’il y a présence de varices (dilatation d’une veine qui provoque un réservoir de sang qui stagne). Le système lymphatique va devoir compenser la circulation veineuse mais sera débordé ce qui provoquera l’œdème.

    On parle d’œdème mixte car un œdème lymphatique apparaîtra toujours avec le temps lorsqu’il y a une insuffisance veineuse.

    1. Les oedèmes lymphatiques.

    Ils sont soit primaires soit secondaires. Un œdème lymphatique primaire peut être héréditaire (maladie héréditaire) ou congénital (présent dès la naissance mais pas héréditaire). Il est aussi appelé lymphoèdeme. Lorsque un œdème primaire apparait, il faut essayer de le traiter rapidement afin d’éviter qu’il ne se fibrose et donc se mobilise plus.

    Un œdème lymphatique secondaire peut avoir plusieurs origines. Dans nos régions, il en ressort trois principales : la chirurgie oncologique (avec ablation de ganglion lymphatique), les traitements oncologiques par radiothérapie et les traumatismes (brûlures, chocs répétitifs, entorse articulaire,…).

    1. Les oedèmes cardiaques.

    Un œdème cardiaque peut se manifester à différents endroits du corps ou être généralisé. Ils sont toujours du à une insuffisance cardiaque.

    Dans les oedèmes cardiaques, il est strictement interdit de poser des bandages et de faire de la pressothérapie car ça risque de surcharger le cœur et provoquer un arrêt cardiaque. Par contre, le drainage manuel n’est pas contre indiqué pour soulager l’œdème.

    1. Autres.

    Il peut y avoir d’autres raisons qui provoquent des oedèmes : la dénutrition, la chimiothérapie, l’altération de la fonction rénale, les grands brûles,…

    Pour ces types d’oedèmes, il n’est pas utile de faire du drainage lymphatique manuel. Traiter la cause permettra de faire disparaitre l’œdème.

    1. Traitements

    Bas de contention (ou bandages compressifs), drainage lymphatique manuel et pressothérapie.

    Le drainage lymphatique manuel est un ensemble de deux manœuvres réalisées de manière superficielles et successives sur la peau (= effleurage), il permet la création de nouveaux petits vaisseaux lymphatiques.

    Exemple : pour un œdème de la cheville, le thérapeute drainera l’entièreté de la jambe car il faut en effet faire un « appel » dans les lymphatiques qui se situent en amont de l’oedème avant de pouvoir « résorber » celui-ci.

    La pressothérapie est un outil utilisé par le kinésithérapeute qui permet de continuer l’effet du drainage lymphatique après une séance. Ça consiste en placer le membre oedématié dans une botte pour la jambe ou un manchon pour le bras. Cette botte ou ce manchon vont gonfler progressivement et permettre de continuer les effets préalables du drainage lymphatique. La pressothérapie s’utilise toujours associée au drainage manuel.

    Durée d’un drainage lymphatique : 30min et durée de la pressothérapie : 25-30min.

       

      4. Cicatrices

      Le dictionnaire Larousse définit une cicatrice comme : « du tissu fibreux remplaçant à titre définitif ou très prolongé un tissus normal après une lésion ».

      • Quand commencer et quel type de cicatrice ?

      Il faut 6 semaines aux différents tissus pour avoir une cicatrisation optimale, avant ce moment, il sera rare qu’un médecin vous envoie chez un kinésithérapeute pour travailler votre(vos) cicatrice(s).

      Que votre cicatrice soit récente ou ancienne, il faut la travailler ! Quand une cicatrice est fraiche, il est plus facile d’éviter les adhérences et autres problèmes liés à celle-ci. Quand une cicatrice est ancienne et gênante, on peut également la traiter afin de récupérer de la mobilité tissulaire (plus on attend longtemps et plus c’est difficile de récupérer). 

      Quel type de cicatrice ? Tous ! Aussi bien une séquelle de brûlure, qu’une cicatrice chirurgicale (césarienne, opération diverse,…) doivent être travaillées. 

      • Pourquoi travailler une cicatrice ? 

      Une cicatrice travaillée correctement sera plus esthétique qu’une cicatrice non travaillée et adhérente.

      Dès qu’il y a une lésion sur la peau et les différents tissus sous-jacents, des adhérences se créent entre les différentes couches. Les adhérences malheureusement entravent la mobilité tissulaire entre ces différentes couches et qui dit diminution de la mobilité des tissus dit perte d’amplitudes articulaires, douleurs, tiraillements, … 

      • Quelles techniques ? 

      Des techniques manuelles telles que le palpé-roulé sont effectuées, elles seront toujours débutées en périphérie et pas d’emblée sur les tissus atteints souvent sensibles. Progressivement, via ces techniques, le thérapeute se rapprochera de la cicatrice afin de la mobiliser. Ces techniques manuelles ont l’avantage qu’elles peuvent être apprises aux patients et donc effectuées à domicile en plus des séances de kinésithérapie.

      Des techniques de dépresso-massage avec une machine appelée Full-Skin®. Cet outil utilise des mouvements de mobilisation-étirement en décompression tissulaire. Grâce à sa tête mobile (utilisation des rotations particulièrement), il permet de redonner de la mobilité entre les différentes couches de tissus, il permet donc une meilleure oxygénation et une libération des tensions. Cette machine s’utilisera également toujours d’abord en périphérie de la lésion pour ensuite atteindre les bords de celle-ci.

      Qu’est-ce qui peut être travaillé avec la Full-Skin® ?

      • Les adhérences cicatricielles : les cicatrices post opératoires (mastectomie ou autre), les cicatrices anciennes et indurées, les séquelles de brûlures, des lésions musculaires de grade II et III, … ;
      • Les pertes de mobilité des tissus (tendinites, lésions musculaires, contusions, …) ;
      • Les oedèmes et les hématomes (post-chirurgie, lymphoedèmes, traumatismes, …).

      5. Cancer du Sein

      On vous a détecté un cancer du sein, on vous parle de chirurgie, de radiothérapie, de chimiothérapie, de traitement hormonal et encore de bien d’autres sujets souvent effrayants. Une prise en charge pluridisciplinaire des patientes qui présentent un cancer du sein est primordial !

      Dans cette pluridisciplinarité, il y aura la kinésithérapie.

      En effet, si on vous opère d’un sein (ablation totale = mastectomie, ablation de la tumeur = tumorectomie, reconstruction après une ablation totale, …) vous présenterez des cicatrices, des adhérences tissulaires et peut-être même un œdème.

      Une prise en charge rapide (+/- 2 semaines post-opératoire) en kinésithérapie est très importante car elle permettra, par un travail précoce, une meilleure récupération globale.

      Que fait-on en kinésithérapie ?

      • Travail de la mobilité articulaire :

      En dessous et en périphérie du sein se trouvent bon nombre de muscles malmenés lors des chirurgies du sein. Si vous ne bougez pas votre bras, des rétractions de ces muscles vont se produire et elles entraîneront une perte de mobilité du membre.

      Afin d’éviter toute perte de mobilité de l’articulation de l’épaule, il faudra la mobiliser de manière douce et dans toutes les amplitudes de mouvements. Des petits exercices vous seront appris par le kinésithérapeute, il faudra les effectuer quotidiennement à domicile afin de continuer le traitement et de mettre toutes les chances de votre côté.

      • Travail des cicatrices :

      Afin que votre cicatrice soit esthétique et non adhérente, il faudra la travailler assez rapidement.

      Des techniques manuelles (palpé-roulé) et des techniques mécaniques (Full-Skin®) seront utilisées. Une cicatrice est d’abord travaillée en périphérie et puis après quelques temps (environ 4 semaines), lorsqu’elle sera moins sensible, elle pourra être travaillée directement.

      Pour plus d’informations voir section : Cicatrices – Quelles techniques ?

      • Drainage lymphatique manuel et pressothérapie :

      Lorsqu’il y a opération d’un sein, il y a très souvent ablation d’un (ou plusieurs) ganglion(s) lymphatique(s). Une ablation d’un ganglion entraine le cassement de la « chaine ganglionnaire », cette séparation provoque très souvent un œdème du membre supérieur et parfois même un œdème de la zone opérée (sein).

      Si pour votre traitement vous avez subit des séances de radiothérapie, celles-ci peuvent également provoquer un œdème.

      Le drainage lymphatique manuel va permettre à la circulation lymphatique de créer de nouvelles voies afin que celle-ci se refasse correctement.

      Afin de prévenir l’œdème (éviter qu’il n’apparaisse), il est intéressant d’effectuer du drainage lymphatique manuel et de la pressothérapie. Si l’œdème est déjà installé, faire du drainage soulagera vos symptômes (lourdeur du bras, …)

      Pour plus d’informations voir la section : Drainage Lymphatique

       

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      Quel que soit le soin dont vous avez besoin, vous devez toujours vous munir, lors de la première séance, de votre carte d’identité et de votre prescription médicale.